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Conférence travail, emploi, retraites : les travaux sont lancés
Organisés le 30 janvier, les premiers ateliers de la conférence travail, emploi et retraites ont permis aux partenaires sociaux de fixer le calendrier et les thèmes pour la suite des travaux. Compte-rendu avec les six élus de la délégation CFE-CGC.
Inaugurée le 5 décembre 2025 au siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la conférence travail, emploi et retraites voulue par le gouvernement avec les partenaires sociaux pour élaborer des solutions et alimenter l'agenda social a débuté sa phase opérationnelle le 30 janvier avec six premiers ateliers.
Sur la forme, chaque atelier, animé par deux personnalités reconnues et éclairé par des experts et les services de l’administration, réunit les organisations syndicales et patronales (sauf le MEDEF, qui n’a pas souhaité participer) avec un tronc commun le matin puis une déclinaison secteur privé/secteur public l’après-midi.
Pour le secteur privé, la délégation CFE-CGC était conduite par trois secrétaires nationaux : Maxime Legrand (organisation du travail et santé au travail) pour l’atelier travail ; Jean-François Foucard (parcours professionnels) pour l’atelier emploi ; Christelle Thieffinne (protection sociale) pour l’atelier retraites.
Pour le secteur public, la délégation CFE-CGC était composée de Marie-Christine Caraty (atelier emploi), présidente de la fédération CFE-CGC des services publics, du délégué fédéral Hugues Thibault (atelier travail) et de Jean-Philippe de Plazaola, président de la CFE-CGC Insee (atelier retraites).
Si l’issue des travaux et des débouchés de cette conférence sont incertains - ce n’est pas une négociation nationale interprofessionnelle en bonne et due forme avec un potentiel accord normatif à la clé -, les prochains ateliers sont programmés le 20 février, le 13 mars, le 17 avril, le 22 mai puis en juin à une date à définir en raison de la tenue de plusieurs congrès syndicaux dont celui de la CFE-CGC (10 et 11 juin à Strasbourg).
Ci-dessous un compte-rendu des ateliers et des revendications thématiques portées par la CFE-CGC.
ATELIER TRAVAIL SECTEUR PRIVÉ AVEC MAXIME LEGRAND
Les travaux du 30 janvier se sont tenus sous la supervision des animateurs Jean Agulhon (DRH de la RATP) et Caroline Gadou (directrice générale de l'ANACT).
« En amont de ce premier atelier, nous avons communiqué aux animateurs des sujets prioritaires que la CFE-CGC veut voir traiter ces prochains mois, explique Maxime Legrand. En particulier les organisations de travail ; le management et le manageur (son rôle, sa formation, ses marges de manœuvre) ; les enjeux de qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) ; la problématique de l’usure mentale, une meilleure prise en compte et reconnaissance des risques psychosociaux (RPS) ainsi que la mise en œuvre d’un vrai droit à la déconnexion. Nous sommes satisfaits de voir qu’elles sont reprises dans le calendrier des travaux. »
Les prochains ateliers mensuels seront ainsi consacrés au management ; à la prévention primaire, l'absentéisme et la soutenabilité au travail ; à l’équilibre des temps de vie et à la QVCT ; puis aux grandes mutations (démographique, numérique, environnementale…) et leurs impacts sur le travail.
Les échanges du 30 janvier ont été consacrés au dialogue professionnel et à son articulation avec le dialogue social, avec notamment la présentation d’un référentiel de dialogue professionnel sur la qualité du travail piloté par Yves Clot (Cnam), psychologue du travail.
Nous sommes satisfaits de voir que les sujets prioritaires formulés par la CFE-CGC soient repris dans l’agenda »
« Pour la CFE-CGC, le dialogue social et le dialogue professionnel se nourrissent l’un l’autre et interagissent, souligne Maxime Legrand. Il s’agit de faire comprendre aux employeurs qu’il faut, en intégrant les manageurs, changer les cultures et travailler pour redonner du sens et de l’engagement permettant, au bout du bout, une meilleure efficacité économique. Face aux énormes défis auxquels nous sommes confrontés, il s’agit aussi de faire preuve de courage, de remettre à plat les prérogatives de chacun et que les employeurs acceptent de parler réellement de l’organisation du travail dans les instances de représentation du personnel. »
Les premiers échanges ont par ailleurs rappelé la nécessité de faire un état des lieux des ordonnances Macron et des conséquences de la disparition des CHSCT. « Pour la CFE-CGC, ce sont des sujets qui doivent clairement revenir sur la table, insiste Maxime Legrand, et à mettre en lien avec les problématiques des arrêts de travail et de l’absentéisme. »
S’agissant des débouchés des travaux, tout reste à imaginer. « Quand on voit la liste des sujets à aborder et les délais impartis, il ne sera pas facile de se mettre d’accord, anticipe Maxime Legrand. Au-delà d’un document commun ou autre, il convient de travailler à faire avancer les consciences. »
ATELIER TRAVAIL SECTEUR PUBLIC AVEC HUGUES THIBAULT
Hugues Thibault, chargé du dialogue social à la fédération des services publics CFE-CGC, a représenté la CFE-CGC à l'atelier travail du secteur public. « Il est bienvenu de voir qu’enfin, nous avons des discussions qui prennent en compte le secteur public. Il y a beaucoup à dire sur la fonction publique et ses agents, notamment leurs attentes en matière de rémunération, de qualité de vie et de conditions de travail. »
La thématique de l’atelier de l'après-midi était « Comment installer un dialogue professionnel au plus près des agents publics au service d'une meilleure organisation du travail ? ». Malgré un démarrage difficile, avec plusieurs syndicats menaçants de ne pas participer, l'atelier s'est tenu. « La CFE-CGC a pris sa responsabilité, en expliquant l’importance de ces discussions, sans parti pris politique. Les autres syndicats ouverts au dialogue social nous ont suivis », témoigne Hugues Thibault.
Pour lui, impossible de ne pas évoquer deux points cruciaux. « Il faut que les agents publics soient véritablement sécurisés et protégés dans leur emploi. Ils sont en effet confrontés à deux types de violence : la violence interne, née d’un management parfois très vertical et inadapté, et la violence externe face à des usagers pouvant être parfois violents. »
Il y a beaucoup à dire sur la fonction publique et ses agents, notamment leurs attentes en matière de rémunération, de qualité de vie et de conditions de travail »
« En ce sens, le dialogue professionnel doit être au service du dialogue social, estime Hugues Thibault, et être associé à une évolution de la culture RH dans la fonction publique vers plus d’horizontalité. Il n’est plus possible d’occulter des sujets - l’équilibre vie pro-vie perso, la flexibilité du travail, le distanciel ou l'IA- qui vont bouleverser nos missions et qui ont été trop longtemps ignorés. »
Autre priorité : la revalorisation des salaires. « Un agent doit pouvoir vivre de son travail. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Un agent de catégorie C démarre au SMIC et son salaire doit être réajusté tous les trois ans pour rester au-dessus ! »
Enfin, Hugues Thibault rappelle que les CHSCT ont été supprimés au profit des comités sociaux d’administration (CSA) avec des formations spécialisées. « Ces réunions sont insuffisamment convoquées, ce qui entraîne une dégradation de la QVCT et un recul de la prévention primaire. Il est nécessaire que les formations spécialisées sur la santé au travail soient réunies bien plus souvent. »
Le prochain atelier, prévu le 20 février, abordera le management et le rapport au travail au regard des nouvelles attentes des agents. « La fonction publique a besoin d’un véritable budget afin d’assurer un service public de qualité pour l’ensemble de nos concitoyens, plaide Hugues Thibault. Observez le paradoxe : les gens veulent moins de fonctionnaires mais ont tendance à se plaindre qu'il n'y a plus d'hôpitaux ou de sécurité. »
ATELIER EMPLOI SECTEUR PRIVÉ AVEC JEAN-FRANÇOIS FOUCARD
Les travaux du 30 janvier se sont tenus sous la supervision des animateurs Jean-Marie Marx (président de l'Afpa) et Régis Blugeon (DRH, vice-président de Saint-Gobain).
Sur la méthodologie et la portée des échanges ces prochains mois, Jean-François Foucard oscille entre mobilisation et scepticisme. « Tout le monde vient avec sa liste de courses. Nous sommes manifestement partis pour faire des diagnostics, à voir ensuite pour l’éventuelle mise en œuvre car le "livrable" final n’est pas défini. Sur le format, certains diront que nous ne sommes pas sur un ANI mais plutôt sur un OVNI. De son côté, la CFE-CGC s’attache comme toujours à formuler des propositions concrètes susceptibles de répondre aux problématiques vécues par les salariés. »
La CFE-CGC s’attache comme toujours à formuler des propositions concrètes susceptibles de répondre aux problématiques vécues par les salariés »
La CFE-CGC en appelle en particulier à organiser la flexibilité à la main des salariés, militant pour rendre le temps partiel imposable à l’employeur dans un certain nombre de situations (salariés âgés de plus de 60 ans, aidants…) avec diverses conditions prévues.
S’agissant de la protection des salariés, la CFE-CGC propose de mettre en place une durée maximum de travail par semaine pour les personnels en forfait-jours, voire sans référence horaire. « Cela devrait être possible à la suite de l’introduction d’un nombre d’heures par la Dares (ministère du Travail) pour le calcul du taux horaire dans le cadre de la prochaine transposition de la directive sur la transparence des rémunérations », analyse Jean-François Foucard.
Autres propositions : un droit renforcé afin de permettre une déconnexion effective ; la création d’un cas de licenciement pour cause environnementale/écologique/santé publique à la suite d’une décision de l’administration qui interdit de continuer l’activité ; et la création d’un mode d’exécution dérogatoire du contrat de travail en cas de conditions climatiques exceptionnelles ou de catastrophes naturelles.
En lien avec l’atelier travail, la CFE-CGC souhaite agir sur plusieurs leviers. « Par exemple améliorer le bilan social via le chiffrage du coût financier et extra-financier pour les trois indicateurs déjà présents dans le bilan social (absentéisme, accidents du travail et maladies professionnelles, rotation du personnel) », détaille Jean-François Foucard.
Sur les procédures d’introduction de nouvelles technologiques comme l’IA, la CFE-CGC préconise une obligation de négocier le partage des gains de temps et de productivité, notamment pour garantir l’employabilité future des salariés concernés avec un suivi annuel sur le contenu des emplois impactés. Il convient également de mettre en place une obligation de dialoguer sur le déploiement de l’IA sur un secteur donné via une négociation ou un avis conforme du CSE.
ATELIER EMPLOI SECTEUR PUBLIC AVEC MARIE-CHRISTINE CARATY
Marie-Christine Caraty, présidente de la fédération des services Publics CFE-CGC, a participé à l'atelier emploi du secteur public avec une vingtaine de personnes représentant les organisations syndicales et les employeurs de la fonction publique territoriale.
La matinée commune (privé/public) a été consacrée à une table ronde ponctuée d’interventions. « De nombreux sujets ont été abordés, notamment les effets de l'IA sur l'emploi et les prospectives sur cinq ans concernant l'évolution des emplois et des métiers, témoigne Marie-Christine Caraty. C'était très technique et beaucoup de questions ont suivi, notamment comment prévoir la formation à l’aune de l'évolution de certains métiers. »
Lors de l’atelier emploi de l’après-midi, « nous avons été déçus qu'il n'y ait pas de représentant côté hospitalier et côté État », regrette la présidente fédérale. Malgré quelques tensions initiales avec certaines organisations, qui craignaient que les ateliers alimentent les idées des partis politiques, l'atelier s'est globalement bien déroulé. Marie-Christine Caraty a toutefois posé une condition claire : « Il n’est pas question ici de lancer des idées en l’air. Nos discussions doivent aboutir sur des mesures concrètes, avec des décrets et des projets. »
Faciliter les passerelles et les mutations entre les ministères, et harmoniser les régimes indemnitaires »
Plusieurs sujets ont retenu son attention dont la réforme en profondeur du système de recrutement par concours. « Dans le public, l'emploi des jeunes est lié aux concours mais lorsqu'on voit des agents de catégorie C payés au SMIC alors qu'ils sont bac+5, le système est à revoir, analyse Marie-Christine Caraty. Il faut changer la façon dont on recrute nos cadres. » Si le maintien du concours reste nécessaire statutairement, il doit être adapté. « Pour certains métiers dans la fonction publique territoriale, comme un jardinier, quel intérêt de faire passer des QCM alors qu’actuellement ils sont recrutés sans concours ? »
La CFE-CGC prépare des propositions pour les prochains ateliers. « Un de nos objectifs est de faciliter les passerelles et les mutations entre les ministères, et d’harmoniser les régimes indemnitaires. Par exemple, les manageurs ont une prime de management mais elle n'est pas la même en fonction des ministères », explique Marie-Christine Caraty-Quiquet.
L'adaptation aux nouveaux métiers et aux nouvelles technologies constitue aussi une priorité. « Sur les transitions, il faut des formations plus adaptées aux priorités de demain pour former les agents à ces enjeux, insiste la présidente fédérale. La souveraineté numérique est primordiale. Nous traitons des informations sensibles comme des rapports d'audit de grandes entreprises. On ne peut pas surveiller chaque agent pour vérifier ce qu’ils transmettent à des outils comme ChatGPT ! »
ATELIER RETRAITES SECTEUR PRIVÉ AVEC CHRISTELLE THIEFFINNE
Les travaux du 30 janvier ont été placés sous la supervision des animateurs Michel Yahiel (ex-Caisse des dépôts) et Renaud Villard (directeur de la Cnav). Deux présentations ont été faites dans la matinée : une de l’économiste Antoine Bozio sur l'âge de retraite ; l’autre de la DREES sur un comparatif des systèmes de retraite public/privé.
« Le format est intéressant avec, outre les parties prenantes, une animation indépendante et autonome, juge Christelle Thieffinne. La CFE-CGC s’engage à 100 % dans cette conférence sociale qui n’est pas une négociation mais un temps pour éclairer sur les enjeux et les réalités du travail, de l’emploi et des retraites. J’en attends un diagnostic partagé entre les parties prenantes et une feuille de route intangible et non remise en cause par les absents ou les politiques. »
J’attends de cette conférence un diagnostic partagé entre les parties prenantes et une feuille de route intangible et non remise en cause par les absents ou les politiques »
La CFE-CGC veut aussi s’appuyer sur les nombreuses données issues des quatre mois de travaux du conclave retraites, l’an dernier. « Mais il ne s’agit pas de refaire le match du conclave, sachant que nous n’aurons qu’une séance mensuelle jusqu’en juin, précise Christelle Thieffinne. Notre ambition, c’est d’être capables, à la fin des travaux, d’objectiver les problématiques sur la retraire et de parvenir à un diagnostic partagé. »
Par ailleurs, il est important pour la CFE-CGC de travailler en transverse et en amont avec les ateliers emploi et travail car les problématiques - usure, pénibilité, emploi des seniors, etc. - impactent directement les sujets de la retraite.
Plus spécifiquement, la CFE-CGC entend que soit réaffirmée l’infongibilité du système de retraites du privé avec la retraite des fonctionnaires. « Les deux régimes doivent rester différenciés, ce sujet doit être clos », insiste Christelle Thieffinne.
Pour la CFE-CGC, le diagnostic partagé doit être multifactoriel. Il convient non seulement de traiter du financement des régimes de retraite et de leurs projections, mais aussi de la situation sociale et sociologique des salariés et des retraités. « Toujours pour objectiver les choses, nous demandons un diagnostic partagé sur le niveau de confiance des actifs, des jeunes et des retraités dans les systèmes de retraite, ce afin de mesurer le consentement intergénérationnel au financement », ajoute Christelle Thieffinne.
En lien avec l’atelier emploi, les travaux doivent aussi permettre de traiter la transition vers la retraite et l’emploi des seniors pour analyser les dispositifs permettant d'améliorer le taux d'emploi (retraite progressive, cumul emploi-retraite, CDI senior…). « La question de l’égalité femmes-hommes sera également au cœur de nos préoccupations », souligne Christelle Thieffinne.
« Enfin, la CFE-CGC sera très vigilante à la question de la redistributivité et aux populations qui y contribuent, en particulier celles de l’encadrement », conclut Christelle Thieffinne.
ATELIER RETRAITES SECTEUR PUBLIC AVEC JEAN-PHILIPPE DE PLAZAOLA
Jean-Philippe de Plazaola, statisticien et président de la CFE-CGC Insee, a participé à l’atelier consacré aux retraites. « Ce fut une journée d'observation, d'écoute et d'intégration dans l'équipe CFE-CGC », explique-t-il.
La matinée a été consacrée à des interventions de cadrage général. « J'ai trouvé les intervenants de très bonne qualité. L'approche de cette conférence est originale avec un travail simultané sur trois aspects - le travail, l'emploi et les retraites - mais aussi le rapprochement des réflexions entre le secteur privé et le secteur public. Et ce même si aucun objectif de négociation n’a été fixé. » Une manière, selon Jean-Philippe de Plazaola, « de faciliter l'écoute et le partage, sans être freiné trop tôt par la réalité des contraintes budgétaires qui, hélas, s’imposeront rapidement ».
L'après-midi, les travaux se sont poursuivis dans des ateliers public et privé séparés. Une vingtaine de personnes étaient réunies pour l'atelier secteur public. « L'objectif était de fixer les thématiques pour la suite des travaux. Pour moi, la priorité a été de veiller à ce que les thèmes importants pour la CFE-CGC soient bien identifiés, afin que notre présence dans cette conférence ait un sens. »
L'usure de l'encadrement - en particulier de proximité - induite par l'évolution de l’organisation du travail est souvent mise de côté et ignorée »
Parmi ces thématiques, il y a notamment les fins de carrière pour les métiers à forte intensité de responsabilité. « La numérisation du travail a considérablement accéléré les process avec, comme revers, une augmentation des risques psychosociaux et des épuisements professionnels, explique Jean-Philippe de Plazaola. L'usure de l'encadrement - en particulier de proximité - induite par l'évolution de l’organisation du travail est souvent mise de côté et ignorée alors qu’il s’agit d’un enjeu majeur, sans occulter la pénibilité physique. »
D'autres thématiques ont été évoquées lors de l'atelier. « L’érosion du pouvoir d’achat qui pèse aussi sur le niveau des cotisations, la durée de cotisation, la transition vers la retraite sont autant de sujets qui sont partagés par les organisations syndicales et qui devront aussi s’apprécier en regard avec les ateliers sur le travail et l’emploi », analyse le militant CFE-CGC. S’agissant de l'atelier retraites, la prochaine réunion sera consacrée à une analyse quantitative des pensions du public, des taux de remplacement et de la poly-affiliation (parcours mixtes entre secteur public et le secteur privé).
« À ce stade, je ne peux pas savoir si tout ceci va déboucher sur du concret, reconnaît Jean-Philippe de Plazaola. Les discussions ces dernières années ont été douloureuses du point de vue de la démocratie sociale. Choisir un autre angle et ne pas abandonner le sujet est en soi très important et stimulant. »
Mathieu Bahuet et François Tassain