La CFE-CGC publie une fiche synthétique « À la loupe », consacrée au « Travail à l’épreuve du changement climatique ». Elle présente les obligations de l’employeur en matière de santé sécurité et fait le point sur les outils de prévention des risques liés au changement climatique, le décret « chaleur » de 2025 ainsi que les dispositifs de formation accessibles aux salariés et élus.
L’OBLIGATION DE SÉCURITÉ DE L’EMPLOYEUR
L'article L. 4121-1 du Code du travail impose aux entreprises d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
Decret relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur
Depuis le 1er juillet 2025, le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 impose la mise en place de mesures spécifiques de protection des salariés contre les risques liés à la chaleur dès le franchissement des seuils de vigilance définis par Météo-France.
Les mesures comprennent notamment l’adaptation des horaires de travail pour limiter l'exposition à la chaleur, la prévention de l’accumulation de chaleur dans les locaux par l’isolation, la mise à disposition d’eau potable fraîche ou la fourniture d’équipements de protection individuelle.
Le 3e Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC 3) fixe pour la première fois un cadre stratégique national associant explicitement l’adaptation
climatique des entreprises, avec un volet dédié au travail et à l'emploi, qui comprend trois objectifs :
- Renforcer la formation et la sensibilisation des salariés et des employeurs aux enjeux du changement climatique.
- Intégrer le changement climatique dans les stratégies de gestion des risques et d'innovation des entreprises, avec mise en place de plans d'adaptation spécifiques à leurs activités, en prenant en compte les dimensions emplois et travail.
- Accompagner la réorientation des secteurs d'activité et la création d'emplois verts.
Le droit d’alerte et de retrait permet à un salarié de quitter son poste de travail ou de refuser de s’y installer, s'il considère que la situation (matériel défectueux, risque d’effondrement, chaleur extrême sans protection, etc) présente un danger grave et imminent pour sa vie, sa santé ou sa sécurité dans un délai très court.
Si le salarié n’a pas besoin de l’accord de son employeur ou de sa hiérarchie pour se mettre en sécurité, il doit néanmoins les informer par tout moyen (oral ou écrit).