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Publié le 15 - 02 - 2021

    « Tout le monde est concerné par les élections TPE »

    À quelques semaines des élections professionnelles dans les TPE (22 mars-6 avril), Gilles Lécuelle, secrétaire national CFE-CGC, rappelle que les enjeux de ce scrutin concernent tous les Français.

    Comment la CFE-CGC aborde-t-elle les prochaines élections dans les Très petites entreprises (moins de 11 salariés) ?

    Avec une volonté très forte de les remporter, de conforter grâce à elles notre représentativité nationale déjà actée dans les chambres d’agriculture et les comités sociaux et économiques (CSE) des entreprises. Ces élections sont importantes pour la CFE-CGC, mais pas seulement. Elles sont aussi cruciales pour tous les salariés des TPE et, au-delà, pour l’ensemble des citoyens puisqu’on a tous un parent, un ami, un voisin qui est cadre dans une TPE.

    Pourquoi ces élections sont-elles si importantes ?

    Leurs résultats seront pris en compte dans les calculs de l’audience de chaque convention collective. Autrement dit, plus la CFE-CGC recueillera de voix, plus elle sera représentative et pourra peser sur les négociations. Or certaines de ces conventions collectives rassemblent des milliers voire des dizaines de milliers de TPE comme les pharmacies d’officine, les experts-comptables, les architectes, les petites entreprises de construction, etc. Avec des possibilités réelles de faire pencher la représentativité en notre faveur si les résultats nous sont favorables.

    Très concrètement, quel est l’intérêt d’un cadre d’une TPE de voter pour la CFE-CGC ?

    Dans la plupart des TPE, le dialogue social est quasi inexistant : il n’y pas d’instance de représentation des salariés, très rarement des accords signés. Tout le droit des salariés repose donc sur le Code du travail et les conventions collectives. Notre présence est donc absolument essentielle pour que les spécificités de l’encadrement soient prises en compte et pour que les cadres aient des solutions et des avantages qu’ils ne trouvent pas directement dans l’entreprise. Prenons les indemnités de rupture en cas de licenciement ou de départ en retraite : négociées dans le cadre d’une convention collective, elles peuvent être nettement supérieures à celles que prévoit le Code du travail, du simple au double dans certains cas. Nous sommes là pour défendre bec et ongles le maintien et l’amélioration de ces garanties.

    Nous allons écrire à l’ensemble des électeurs cadres des TPE, soit un peu plus de 500 000 personnes »

    Quelles sont les grandes lignes du dispositif de campagne électorale ?

    Compte tenu de l’importance des enjeux, la CFE-CGC s’est engagée dans une campagne d’une ampleur inédite. Nous allons écrire à l’ensemble des électeurs cadres des TPE, soit un peu plus de 500 000 personnes, pour les sensibiliser et les convaincre. Cela, d’une manière totalement sécurisée et conforme aux règles de protection des données imposées par le règlement général sur la protection des données (RGPD). Nous pilotons également une campagne de communication dans la presse quotidienne régionale (PQR) et nous allons diffuser des sur RTL, radio particulièrement écoutée par les entrepreneurs employant moins de 11 salariés.

    Quid des réseaux sociaux ?

    La campagne sera lancée le 1er mars. Sur LinkedIn et Twitter, nous nous adresserons directement aux salariés des TPE. Sur Facebook, nous inciterons nos militants à partager les contenus avec leurs connaissances qui travaillent dans une TPE et à les sensibiliser à toutes nos thématiques : télétravail, droit à la déconnexion, temps de travail, égalité professionnelle.

    Propos recueillis par Gilles Lockhart