Retraite grands rendez-vous 2010

Grand rendez-vous 2010 sur les retraites

La CFE-CGC ne focalise pas sur la retraite à 60 ans ! - janvier 2010

Le problème du financement de la retraite ne se résout pas en focalisant sur tel ou tel paramètre, comme l’âge légal de départ à soixante ans, alors que la durée de cotisation est déterminante, a estimé Bernard Van Craeynest, face à la presse le 20 janvier. Repousser l’âge de départ au-delà de soixante ans ne serait acceptable que si la mesure s’accompagne de « contreparties » : la CFE-CGC demande le maintien du dispositif des carrières longues (partir tôt quand on a commencé à travailler tôt) et, pour les jeunes, l’intégration des périodes passées en entreprise durant la formation initiale, au titre des stages ou de la formation en alternance. Une autre contrepartie serait d’intervenir sur le taux d’emploi des seniors - «à quoi cela servirait-il de travailler quarante-deux ans, si on passe quinze ans au chômage ! - et l’amélioration des conditions d’emploi, notamment en tenant compte de l’impact de la pénibilité. La même condition de contreparties - ne pas pénaliser les fonctionnaires - sera nécessaire si l’on veut harmoniser les régimes de retraite des secteurs privé et public. La CFE-CGC entend que soit conservé le système de retraite par répartition et s’oppose à l’idée d’un passage au système par points, celui-ci ne conduisant qu’à une «baisse des pensions». C’est l’ensemble du financement de la protection sociale qui est à revoir, précise le président de la CFE-CGC : «il est crucial de trouver de nouvelles sources de financement» qui reposent sur une autre assiette que la masse salariale. S’il y a nécessité pour les régimes complémentaires de s’adapter, les partenaires sociaux «auront leur mot à dire» puisqu’ils en sont les gestionnaires. Si la retraite devait, au final, comporter trois étages (régime de base, complémentaires, surcomplémentaires), tous les salariés devront y avoir accès... La CFE-CGC est d’accord pour débattre de ces questions dans le cadre d’une intersyndicale : «pourquoi pas renforcer nos points de convergence ?». Par ailleurs, dans le cadre du comité directeur, la CFE-CGC a mis sur pied un groupe de travail interfédéral, piloté par Danièle Karniewicz, chargé d’examiner les solutions possibles.

Urgence ! –janvier 2010

Danièle Karniewicz estime que, pour préserver le niveau de vie des retraités, il faut commencer par poser le problème de «l’effort à fournir» (La Tribune, 26.01.2010). Si l’on ne veut pas toucher au niveau de vie des retraités, il y a deux leviers sur lesquels on peut jouer : les taux et la base de cotisation ainsi que la durée de cotisation. Quant à l’âge de départ à soixante ans, il est «virtuel» puisque beaucoup de jeunes, compte tenu de leurs études, commencent à travailler bien après 20 ans donc ne peuvent pas prétendre à une retraite à 60 ans après 40 ou 41 ans de cotisations. Attention, cependant à ne pas opposer les générations : «je n’oppose pas les parcours de ceux qui entrent dans l’emploi très jeunes et ceux qui poursuivent des études. Les deux créent de la richesse à leur manière, sauf qu’on n’ouvre pas aux étudiants la possibilité de cotiser». Quant à l’âge de départ, il devrait tenir compte des conditions de travail et de la pénibilité. Danièle Karniewicz s’interroge aussi sur la démarche de certains qui voudraient en préalable à toute réforme «tout mettre sur la table» : «Si c’est pour clarifier les problématiques, expliquer les enjeux et prendre des décisions dès 2010, c’est courageux. Si c’est pour complexifier le débat, mettre un rideau de fumée ou trouver des prétextes pour reporter l’examen des facteurs de retour à l’équilibre, c’est suicidaire». (La Tribune, 26.01.2010).

Dans la presse

 
Bernard Van Craeynest "La retraite ne doit plus être une échappatoire au travail"
Danièle Karniewicz estime qu'il faut garantir le niveau futur des pensions, pour que les salariés acceptent des efforts supplémentaires
Un changement de régime ferait baisser les retraites
Le tchat de Danièle Karniewicz sur L’express :
Retraites: changer le mode de calcul est "possible" mais ne règle pas le déficit
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